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Ailleurs land

Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 20:11

La grasse mat' consommée c'est reparti pour 2 jours intensifs.


Leïla est à Radio France, boulot oblige (oui j'ai une amie juriste en alternance à Radio France, oui j'ai des amis géniaux, beaux et intelligents). C'est la voix de Clémence encore embrumée qui me réveille. Elle appelle avec acharnement tous les Somewhere de Paris, toujours pour trouver cette fameuse robe bleue taille basse en coton taille 38/40. En vain (bis).


Alors on déjeune, on se raconte nos vies (en 2 jours on n'a pas encore eu le temps de tout se dire), on se prépare, guide du Routard en poche, un ticket de métro acheté douloureusement après diverses tergiversations du genre "quelle formule est la plus rentable ? on prend 10 tickets ou à la journée ?", bref de vraies questions existentielles pour commencer la matinée (ou plutôt l'après-midi).


Et nous voilà parties à la recherche des passages insolites et mystérieux de Paris, notre petit livre de toutes les couleurs sauf rouge à la main pour nous guider sur le chemin sinueux de ces lieux étroits et secrets...

C'est un autre Paris que nous découvrons alors, au détour de ces passages qui nous emmènent d'arrondissement en arrondissement. Le Paris commerçant, le Paris black, le Paris chic, le Paris bobo, le Paris bobo chic, le Paris des putes...

Je commence alors doucement à apprécier la ville, les monuments trop connus ne m'ont jamais totalement touchée et ce sont tous ces petits quartiers, ces rues de fringues en stock, ces gens qui circulent entre les boutiques, ces femmes aux seins dévoilés qui me font enfin apprécier pleinement Paris. Bon j'avoue, j'ai déjà eu ce sentiment en longeant les quais de bouquinistes le long de la Seine, ou en allant manger une glace sur l'Ile.

D'insolite, je retiendrais ce passage, tapissé de panneaux arc en ciel similaire tout le long :


Et de mystérieux, je retiendrais cette porte bleue, qui laissait entrevoir un beau passage dont on ne savait pas si l'accès était autorisé ou non, cette demi-ouverture nous laissant dans l'expectative douloureuse "on y va, on n'y va pas ?" :


Le dernier passage franchi, on file aux Halles pour une dernière séance shopping , à la recherche de bottes pour Clémence, précisément noires, qui montent haut mais pas trop non plus, qui ne soient pas larges, en cuir noir, simples, avec un talon haut et droit mais pas trop fin ni trop large. Le cahier des charges était complexe mais nous avons réussi notre mission, faisant toutefois concession de la hauteur des talons.


On rejoint ensuite Leïla et François, un ami rencontré en seconde et actuellement à Polytechnique (oui j'ai un ami à Polytechnique, oui j'ai des amis géniaux, beaux et intelligents bis), près de la célèbre rue Mouffetard pour un resto chinois et une soirée souvenirs des années lycées.

On rentre ensuite à l'appart pour se caler au chaud sous la couette devant Dirty Dancing, histoire de rire un peu.


Le lendemain Clémence nous quitte à 6h du mat et c'est un au revoir rauque, des bisous ensommeillés et des à bientôt murmurés qu'on lui envoie du lit avec Leïla.

Quelques heures après, le réveil est encore difficile mais à midi Gainsbourg nous attend à la Cité de la Musique.

Pour un réveil en douceur, c'est merveilleux.

Vous circulez dans une salle sombre entre des piliers animés de photos, de vidéos, de musiques et de textes au fil chronologique de la vie de Serge. Vous êtes sur un petit nuage psychédélique tout en mots susurrés qui vous promène de délices musicaux en délices iconographiques, saupoudré des images extatiques des égéries gainsbarrées et sensuelles de Mr G. Vous découvrez alors ce que vous n'avez jamais su sur l'artiste, sa jeunesse, son goût pour la peinture, ses icônes, ses sources d'inspiration... Et vous comprenez alors mieux pourquoi ce créateur vous touche comme aucun autre, pourquoi ses paroles vous laissent toujours un goût délicieusement acide sur les lèvres.

Vous repartez alors avec la biographie la plus complète et la plus fiable de l'exposition.


Le nuage redescendu sur terre, on atterrit dans un petit bistrot, le temps d'un déjeuner à 15h.

Ensuite vient la valse des retrouvailles après avoir laissé Leïla et son ami Mathieu à Bastille :  c'est d'abord Mathilde, le temps d'un café gare de Lyon, puis vient ensuite Héloïse toute épanouie par son stage dans un autre café gare de Lyon, entre-temps je chope ma frangine et son copain en coup de vent, toujours près de la gare de Lyon.

Je finis enfin par rentrer dans cette gare de Lyon, monter dans le train pour Grenoble, un coup d'oeil  étonné de voir Lotz qui prend la même direction et je m'installe confortablement dans mon siège, des souvenirs plein la tête, des promesses réjouissantes à venir, éreintée par ces 4 jours de parisianisme intensif.

Je ferme alors les yeux, écouteurs dans les oreilles, je m'endors, comme pour clore la boucle.

Par Eloyz - Publié dans : Ailleurs land
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 02:08
Tu te lèves à 7h du mat, t'as pas dormi la veille, t'es crevée, tu t'habilles machinalement, tu vérifies l'appart avant de partir, il fait gris, t'as froid, pour une fois t'es pas en retard au train, t'es même en avance, tu erres comme un zombie devant le panneau d'affichage en attendant de savoir sur quelle voie tu dois aller.
Tu montes dans le train, il démarre, les montagnes enneigées s'éloignent, tes yeux se ferment, tu dors, t'arrives à Lyon, tu erres de nouveau comme un zombie dans le grand hall de la gare en attendant ta correspondance, tu remontes dans le train, tu t'installes, tes écouteurs sur les oreilles, tu t'endors, tu émerges réveillée par deux supporters marseillais qui se sont bourrés la gueule au pastis pendant tout le trajet, tu descends, tu te dis "jsuis à Paris".

Bastille. Rue de la Roquette. Cop Copine à côté d'ED, clodo à côté du tailleur rigide et des talons qui claquent.
T'arrives chez Leïla, Clémence fait des essayages de robes.
Annonçant la journée shopping à travers Paris, en quête des Somewhere de la Capitale, pour cette robe bleue taille basse taille 38/40. En vain.

On se console le soir au bar sur une terrasse chauffée qui disparaitra bientôt à cause du réchauffement de la planète et des Verts qui veulent les interdire.
Premier contact avec des amis parisiens de Leïla sur un goût de Martini. Résultat concluant. On parle cinéma, chamallow, sexe et musique kitsch.

Dimanche, 9h, on se lève douloureusement, petite douche, petit déj, petite mine. On prend le métro, le RER, on arrive à Versailles, on cherche l'Académie équestre, on arrive à peine en retard, on regarde, on écoute, les chevaux dansent, le sable est d'or, on admire, on se laisse porter par le mouvement synchronisé des sabots qui s'entrecroisent, des pas sur le côté, ce changement de pied au galop, cette courbe parfaite, ce port si altier, cette souplesse, cette lumière sur les robes, cette musique baroque, la voix de Bartabas qui théorise l'art équestre sur fond de musique baroque (oui, ça fait peur, mais si on n'écoute que la voix et pas le fond, ça passe).
Les écuries visitées, les chevaux entrevus, trop occupés par leur mangeoire, trop de barreaux et de toute façon trop peu de diversité des races, question d'union esthétique oblige, on laisse derrière nous Bartabas et ces cavaliers sapés d'un autre temps.

Direction le château, on bénit le coupe-file acheté avant, on arrive dans la cour re-dorée pour l'occasion (non pas Julien), on se trouve confronté aux oeuvres gigantesques, kitsch et contemporaines de Jeff Koons, on aime ou on aime pas, moi j'apprécie le contraste, après tout Versailles, à l'époque, c'était aussi une grande mascarade.

On sillonne les longs couloirs et les pièces du château, on passe en vitesse devant les tableaux raseoirs, on s'arrête devant ceux qui nous impressionnent sans être impressionnistes, Jeff Koons est toujours là où on ne l'attend pas, et ce disque vert au fond de la galerie des glaces, comme un oeil de boeuf version immense, c'est tout simplement génial.

On a mal aux pieds, on a faim, on casse-croûte un sandwich jambon-gouda dans les jardins royaux,  on fait une session pom'potes, on a froid, on se prend en photos pour se réchauffer comme on peut, on fait une promenade digestive dans le dédale de verdure du Château, on retourne faire les salles oubliées, on se trompe dans le sens de la visite, on comprend rien à leurs circuits qui font des tours et des détours pour rien, on se rebelle, on se fait interpeller à chaque fois, on s'en fout, on rentabilise.

On fatigue, on a re-mal aux pieds, on quitte le château, on retrouve les pavés, on prend le RER, puis on chope le métro, on se pose chez Leïla avec un chocolat chaud et des gâteaux, juste le temps de souffler et on retrouve de nouveau ce cher métro, on s'arrête à la Comédie Française, on prend nos places pas chères mais mal situées, on entre, on est soufflé par tant de, on nous place, on s'installe confortablement, on somnole de bonheur dans ce cocon rouge de velours et de balcons, on se laisse porter par la mise en scène psychédélique de Fantasio, on ne capte plus rien aux vers de Musset, on est juste bercé par les mots, on plane, et quand le rideau tombe, c'est un temps qui s'arrête.

On sort dans le froid, on prend le métro, on s'attarde sur sa bouche de verre qui parait royalement surréaliste dans la nuit étoilée des réverbères place Colette, on grave ça vaguement dans un coin de sa tête, on entre sous terre, on se fait bringuebaler jusqu'au 11è, on lévite jusqu'au 6è étage dans le minuscule ascenseur de verre, on s'affale dans le lit, on parle de sucreries pour s'endormir, on pense juste à la grasse mat' du lendemain.




Par Eloyz - Publié dans : Ailleurs land
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 23:40
Il y a des contrées françaises qu'on oublie, trop dans le Nord, trop dans l'Est, trop près de l'Alsace, trop de champs verts, trop de pluie, trop de froid, trop de vaches et trop peu de monde.

C'est là que mes grands-parents habitent.



C'est là que sont nés mes parents, là qu'ils ont grandi, là qu'ils se sont rencontrés, là qu'ils ont vécu leur jeunesse et de là qu'ils sont partis... pour atterrir dans le Sud-Ouest.
Maintenant ma mère cuisine des courgettes et des poivrons et quand ma grand-mère nous sert une tête de veau à la sauce gribiche avec des pommes de terres cuites avec un morceau de lard, elle trouve ça trop gras. Mon père, lui, savoure sans mot dire.

Chez Papy et Mamie, c'est cliché, c'est le lieu pommé où on rechigne à aller en vacances alors qu'il y a tous ces surfeurs stéréotypés qui vous tendent les bras sur les plages de Royan.
Chez Papy et Mamie, y a pas internet, pas d'ordinateur, pas de réseau, y a même pas M6.



Pourtant, chez Papy et Mamie, on s'y sent pas trop mal.
Parce que chez toi y a pas de bouillotte en étain au fond du lit, y a pas de beignets aux cerises noires au petit déjeuner, y a pas de promenades dans des forêts composées autrement que de pins maritimes, y a pas la cloche de l'église pour te réveiller à midi, y a pas un cimetière avec un poney tout seul en face, y a pas des cerisiers à défruiter, tes parents sont pas des enfants.

Retourner chez Papy et Mamie, c'est un peu comme retourner dans un autre temps, vivre un autre temps, prendre son temps et rencontrer d'autres tempéraments.
Entre Mamie qui se retrouve suspendue à un pont pour éviter de se faire embarquer par le courant qui entrainait sa vieille barque, la Tante Bernadette qui se baigne toute habillée avec ses baskets et la cousine Marcelle qui fait les mauvaises herbes du trottoir au chalumeau.
Mais Marcelle, Wagner de son nom d'épouse, toujours le rire aux lèvres, ses trois cheveux sur la tête et  son air dégingandé, Marcelle la cousine délurée, marque son indépendance par une hyperactivité génialissime.  Marcelle, elle joue du piano, de la guitare, elle danse, elle chante, elle peint  très finement, sur porcelaine, sur toile, sur tout, elle retape, elle restaure, elle coud, elle brode, elle tricote, elle habille les bustes des demoiselles sur les couvercles des boites à bonbons. Elle a refilé le virus à ma grand-mère qui n'attendait que sa retraite pour se mettre à l'oeuvre. .
Quant à Bernadette, c'est une raconteuse d'histoire (il faut dire que dans la famille c'est génétique) que les jeunes de Genevilliers respectent, qui a des amis homosexuels mais qui se dit quand même plus française que le policier un peu basané qui vient lui demander de descendre de son escabeau parce que bon, c'est pas parce que c'est le feu d'artifice du 14 juillet qu'on peut tout se permettre pour voir le spectacle.
Quant à Mamie, c'est un roman qu'on pourrait écrire sur elle, je dirais juste que maintenant je sais de qui ma mère tient...

C'est donc tout ce petit monde là que j'ai retrouvé il y a deux semaines, après deux ans de sevrage, le temps d'un week-end prolongé avec les parents, la frangine, le chaton de la frangine, les grands-parents, la tante Henriette dont on fêtait les 80 ans, les métastases de Papy qu'on détruira parce qu'on a la baraka.

C'est vrai que je n'ai pas parlé des hommes de ce cocon familial.
Mais les femmes parlent trop chez moi alors je dirais juste que grâce à eux j'ai compris ce que signifiait l'oxymore "silence éloquent".

N'empêche, j'avais rien oublié, rien perdu des sentiments made in Bassigney, j'ai de nouveau ressenti le fil qui nous reliait sans point de croix ni torsade et je me suis rendue compte combien ça m'avait manqué.

Alors, en montant dans le train du retour, je me suis dit, vivement Noël.



C'est fou l'effet que ça peut faire une campagne isolée qui sent le poney mouillé.




Par Eloyz - Publié dans : Ailleurs land
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 17:00


Week-end lyonnais débridé, ici s'est terminé en beauté.
(ne me cherchez pas, c'est une image tirée d'internet)

Après avoir atteint les hauteurs de Fourvière, arpenté les pavés du vieux Lyon, monté sur un rocher dominant la ville, traversé des ponts, parcouru le parc de la Tête d'Or, bref, après avoir silloné une  bonne partie de Lyon, source de clichés impromptus, c'est donc éreintée que notre folle bande d'internautes d'ici et d'ailleurs s'est retrouvée dans ce haut lieu de la piraterie lyonnaise.

Pas de Jack Sparrow ni de William Turner, mais d'aimables serveurs, bandeau noir sur la tête et oeil caché, pour nous faire déguster des mètres de rhums arrangés aux saveurs aussi piquantes et incongrues que leur nom.

C'est autour d'une table de vingt personnes, dans la lumière rougeoyante du sous-sol, que nos langues, aiguisées par l'alcool et les fins mets de la cuisine lyonnaise, se sont déliées.

Pas de combats à l'épée mais des échanges renversants.
Béni soit le sable qui recouvrait le sol de cette antre de rebelles fantasmatiques !

Et tanguent dans ma tête les images chaudes et joyeuses de cette merveilleuse rousse aux formes généreuses, de la barbe chatouilleuse de ce jeune homme,  de toutes ces lèvres féminines qui valsaient  sur les miennes, de ces bras qui enlacent, de ces corps qui se perdent, qui chancellent et qui se rattrappent les uns contre les autres, de ces êtres qui courent et chahutent sur les pavés, de ce rire ennivré collectif...

Ils peuvent se rhabiller les William Turner, les Miss Swan et les Jack Sparrow (euh... non, pas lui), les orgies pirates à Lyon n'ont rien a envier aux Caraïbes.


Par Eloyz - Publié dans : Ailleurs land
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 19:54



Ca c'est décidé comme ça. Prétexte : les journées du patrimoine.
Véritable motif : besoin de changement, d'une bouffée d'air, d'aller voir ailleurs si j'y suis.
Alors mon air je suis allée le chercher en tout logique à Paris bien sûr.
Certes l'aimable proposition de Leïla (la jolie brunette au regard de braise ci-dessous) de m'accueillir dans son chouette appart du 11è pour soirées parisiennes et papotages-souvenirs due l'époque lycée y est aussi pour quelque chose...

 

Alors samedi, de bon matin, j'ai pris le train pour partir en voyage...
J'ai débarqué Gare de Lyon, ma casquette Somewhere (je porte donc je suis) sur la tête, et j'ai pris le soleil de Paris en pleine figure. C'était juste doux et chaud. Bref, tout ce dont j'ai besoin...
Je retrouve alors ma frangine rayonnante qui m'accompagne jusqu'à son nouvel appart pas loin de la gare et qui, il faut l'avouer est tout simplement génial (parquet en bois, jolie cheminée condamnée, grandes fenêtres lumineuses donnant sur une petite cour intérieur...)
Ce tout simplement génial appart, elle le partage avec son copain, Henry (médaille d'honneur pour supporter ma soeur) et leur tout jeune chaton, Milouze la loose, tout fou tout flamme.
On se tape la causette autour d'un smoothieframboise-mangue qui a le go^t de banane (parait que c'est la dernière boisson à la mode 100% nature, je débarque, comme d'hab), avec son chat de copain et son nouveau copain de chat. Bref, chat va pour elle...

Je rejoins ensuite Leïla et après quelques commérages, on part vadrouiller dans les Halles à la recherche d'une radio et d'un CD de jazz. On vagabonde ensuite dans Paris pour trouver l'Institut du monde arabe fermé (c'était prévisible) et surtout pas gratuit du tout... Mais la façade de ce musée, mon Dieu, je l'aime plutôt bien.

Le soir on se retrouve dans le 20è, une petite rue pavée, un garage aménagé en salle de concerts acoustiques, ornée de télés accueillant les sketches de Télé Bocal et en l'occurrence le court-métrage de notre ami Barney : La femme aux gros tétés (justification de notre présence dans ce lieu incongru dont le signalement ne passe pas par les modes de publicité habituels.
Fanfare ambulante, sketches engagés ou regards cyniques sur la société, arrive La femme aux gros tétés... (et là je vous laisse sur votre faim)

Le lendemain, grasse mat' oblige...
Et puis, les journées du patrimoine. Parce que bon, quand même, c'était mon motif officiel de visite.

Alors, direction l'ambassade russe. Il parait que c'est incongru et surtout, on peut y manger et boire russe sans frais... Sauf que voilà. Ptêt parce que ça s'appelle Les journées européennes du patrimoine et que les Russes allaient pas bosser un week end pour le bon plaisir de l'UE dont ils sont exclus (trop vexés les gars).
En tout cas, la surveillance vidéo, elle travaille, on a eu droit à l'interphone comme interlocuteur avec un petit accent à la Nicolaï dans Six feet under, comme me l'a judicieusement fait remarquer Leïla. Court moment de communication avec le monde russe, tout ça pour savoir ce que l'on sait finalement déjà, c'est à dire que c'était "ferrrrmé, ferrrrrmé".

Alors, dépitées, on est allé voir Darcos. Enfin sa photo dans son bureau tout d'or décoré, le bureau sombre où Maupassant écrivit Boule de suif, le vieux platane du jardin, le mobilier design très laid...

Ensuite direction Les Gobelins, les tapisseries kitchissimes, contrastant avec celles d'art contemporain, les ateliers à tisser et l'ébahissement devant ce travail d'orfèvre (quasiment exclusivement féminin au vu des artistes qui oeuvraient avec leurs fins petits doigts...).

Et puis l'horloge de la SNCF m'appelle. Se clôt alors ce week-end sur un magnifique... hamburger belge. Du tonnerre. Je vous filerai l'adresse, promis.


Finies les ballades le long du canal,
Les escaliers de cartes postales...
 (
link)
Par Eloyz - Publié dans : Ailleurs land
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