Week-end lyonnais débridé, ici s'est terminé en beauté. (ne me cherchez pas, c'est une image tirée d'internet)
Après avoir atteint les hauteurs de Fourvière, arpenté les pavés du vieux Lyon, monté sur un rocher dominant la ville, traversé des ponts, parcouru le parc de la Tête d'Or, bref, après avoir
silloné une bonne partie de Lyon, source de clichés impromptus, c'est donc éreintée que notre folle bande d'internautes d'ici et d'ailleurs s'est retrouvée dans ce haut lieu de la
piraterie lyonnaise.
Pas de Jack Sparrow ni de William Turner, mais d'aimables serveurs, bandeau noir sur la tête et oeil caché, pour nous faire déguster des mètres de rhums arrangés aux saveurs aussi piquantes et
incongrues que leur nom.
C'est autour d'une table de vingt personnes, dans la lumière rougeoyante du sous-sol, que nos langues, aiguisées par l'alcool et les fins mets de la cuisine lyonnaise, se sont déliées.
Pas de combats à l'épée mais des échanges renversants.
Béni soit le sable qui recouvrait le sol de cette antre de rebelles fantasmatiques !
Et tanguent dans ma tête les images chaudes et joyeuses de cette merveilleuse rousse aux formes généreuses, de la barbe chatouilleuse de ce jeune homme, de toutes ces lèvres féminines qui
valsaient sur les miennes, de ces bras qui enlacent, de ces corps qui se perdent, qui chancellent et qui se rattrappent les uns contre les autres, de ces êtres qui courent et chahutent
sur les pavés, de ce rire ennivré collectif...
Ils peuvent se rhabiller les William Turner, les Miss Swan et les Jack Sparrow (euh... non, pas lui), les orgies pirates à Lyon n'ont rien a envier aux Caraïbes.
Depuis le début de la rentrée, c'est la valse des crémaillères
DPC. Grâce à mon agent infiltré, Anne-Cloche de son nom de code, j'ai pu assister à
toutes ces soirées festives et toucher du bout des doigts cette promo avec laquelle je ne partagerais aucun cours. Ils sont sympas, ils sont beaux, ils sentent bon le sable chaud mais bon ils sont
majoritairement de sexe féminin...
Et leurs appart, ça gère y tu mama tambien.
Pas de photos de nos petits nouveaux cultureux (et non culturistes) et de ces
nombreuses crémaillères, je garde un peu de mon intimité quand même.
Sauf une. Car pour celle-là le Lumix reçu à Noël s'imposait.
Anne-Claire, parce qu'il n'y a pas que les infirmières à oser le décolleté plongeant (bon là elle a son pull, blog public
oblige, on se devait de cacher ce sein que vous ne pourrez voir)
Pose toutouyoutou pour une Davina bronzée (oui je sais, c'est pas évident à
reconnaitre)
Avec les chaussettes et les ballerines, je suis sûre que c'est déja plus
flagrant...
(sinon, costume Moche, ça marche aussi)
Thème de la soirée : mot commençant par un D ou un M, crémaillère dans la rue
Docteur Mazet oblige.
Ca se passait chez l'ex-présidente de notre BDE et ses nouveaux colocs Espagnols
dans leur grand appart tout blanc.
Et ce fut une très bonne soirée. Entre un Moogli qui portait une robe de chambre digne de ma grand-mère,
Deux-mecs-dans-un-carton (le meilleur déguisement de la soirée ou plutôt le plus encombrant), un Mr M&Ms apétissant, des danseuses en tutu, une diseuse de bonne aventure et des dingues par
dizaines. Le temps de revoir Samuel, revenu de sa menuiserie, pour un moment docteur fou, et
qui te passe le bonjour, Fredou.
Pour arriver un jour à faire ça, j'ai troqué mes santiags et mon vieux ciré jaune contre... une méthode débutant et un harmonica
diatonique en do.
Voilà, j'en rêvais, Deshairs Musique l'a fait.
Mais comme j'ai un peu délaissé ma guitare ces derniers temps (tiens si je l'appelais Doré ? comme ça je lui dirais tendrement, viens dans me bras ma Dorée...), j'ai peur de faire de même avec
l'harmonica.
Sauf que Bob m'a donné la foi, un ptit je ne sais quoi, et du coup j'ai dans le coeur cette chose qui guide mes doigts (et mon souffle aussi).
Enfin,connaissant les évolutions de ma motivation digne d'un soufflet raté ou d'une érection
éphémère,c'est pas demain la veille que je pourrais
siffler dans le vent ainsi (en plus j'ai pas l'armature pour jouer de l'harmonica et de la guitare en même temps).
En exclusivité pour vous, chers exilés du monde entier, je vous offre le moyen de savoir ce qui se passe de vraiment intéressant selon moi en
France.
Premier avertissement cependant : je n'ai jamais réussi à lire un journal en entier, même pour la revue de presse de conf de PMC, je ne l'ai pas fait (vive la répartition des taches ! vive
Esther ! vive les sujets phares de l'époque qui étaient Carla Bruni chez la Reine, Fourniret and co).
Deuxième avertissement : mes horaires du Cégé m'ont rendu accro à l'édition de midi du journal de Canal + (bon ok j'étais déjà fan avant). Bref ma vision des choses est donc drôlement de
gauche, légèrement wizmanienne, mâtinée de domenachisme et carrément zappinguesque (et au final très superficielle ^^).
Troisième avertissement : je suis une flemmarde, aussi l'exhaustivité des informations, c'est pas mon truc. Vous n'aurez donc droit qu'aux choses, événements, phrases, voix sensuelles,
le string de Carla au zapping qui m'ont marquée.
Il y a d'abord ce duo impromptu sur cette chanson si belle (et si délicieusement junesque) un soir d'octobre à taratata :
Elle, l'aération artificielle du plateau, ça l'emmerde sérieusement, alors elle joue
avec, minaude, esquisse des sourires coquins, fait pétiller de malice ses yeux fourbes et mâtine sa voix de cette fragile sensualité que je lui ai tant envié avant que.
Lui, il se joue de tout, de sa coiffure, de son gilet, sa barette oubliée, sauf peut-être de sa voix, gravement nuisible au creux de mes reins. Un type en or, quoi.
Bref, la tension sexuelle entre les deux est insoutenable.
Question profonde et irrésolue ("toi, l'île nue") : ont-ils couché ensemble avant, après, combien de fois, dans quelles positions, à quels endroits ?
Deuxième question profonde et irrésolue : comment fait-elle pour coucher avec le petit nicolas alors qu'elle a devant elle un fantasme vivant ?
Troisième question profonde et irrésolue : quand est-ce qu'ils m'invitent pour un jeu à trois (carla et julien, pas carla et nic la rollex) ?
Cela dit, après avoir entendu de telles voix sur une telle chanson, comment ne pas comprendre la réaction des Tunisiens sifflant Laam alors qu'elle chantait la Marseillaise pour l'ouverture du
match amical de foot France-Tunisie
Des sifflements qui ont fait tout un pataquès au gouvernement. On parle de
sanction (ils aiment ça les coquins), d'annuler tous les matches où la Marseillaise sera sifflée (je devrais ptêt filer l'info à ma mère quand elle voudra pouvoir parler à mon père scotché devant
le foot) et grande hérésie pour les Parisiens, Bernard Laporte propose même d'éviter le problème en faisant jouer en province tous les matches avec des pays du maghreb (ah Bernard Laporte, ou
comment résoudre les problèmes de l'identité nationale...).
Beaucoup de blabla alors que bon, ça reste un match de foot, c'est pas non plus un moment de haute intelligence où vont être exprimées de grandes idées fortes et profondes qui vont révolutionner
l'univers. C'est même le seul lieu où la dichotomie du bien et du mal est encore plus simple que dans Star Wars, alors laissez-nous au moins ça, merde.
Et puis faut pas oublier, c'est quand même Laam qui chantait...
D'ailleurs, Bernard Laporte en profite pour dire que non, ce n'est pas lui le père de l'enfant de Rachida Dati.
(c'est bon, c'est fin, ça se mange sans faim...)
Le petit Nicolas est redevenu Super Sarko depuis qu'il a sauvé le monde de la crise financière.
94% des Français soutiennent Obama.
43% des Français aiment toujours autant la sodomie.
70% de réponses au questionnaire d'état des lieux des troupes de théâtre en amateur au Cégé et voire même plus à venir... (youhou ! champagne ! ma campagne de relance a fonctionné !)
Entre les murs, le film primé à Cannes, inspiré du livre de François Bégaudeau qui y joue d'ailleurs son propre rôle, est sorti dans les salles il y a peu.
C'est bien mais ça vaut pas L'Esquive.
François en profite pour faire la promo de son anti-manuel de français. Querelle avec Onfray qui avait initié ce concept d'anti-manuel qu'on lui a refusé longtemps et maintenant qu'il marche, Bréal
en a fait quasiment une collection...
La question profonde et irrésolue de tout ça reste quand même : comment sauver l'éducation nationale.
Par contre, lorsque le duo infernal Jaoui-Bacri s'ouvre à Jamel, ça donne Parlez-moi de la pluie et c'est très drôle, très fin, des dialogues ciselés comme je les aime et comme le couple a
l'habitude de nous offrir.
Et puisqu'on parle de cinéma, je finirais tristement cet article en tirant mon chapeau à Guillaume Depardieu, mort d'une pneumonie foudroyante à l'âge de 37 ans. Putain de destin ! Je l'aimais bien
moi cet acteur marginal et sa sensibilité violente et pure à fleur de peau...
Depuis le 3 octobre, chaque vendredi soir, à partir de 19h30 précises, Anne-Claire et
moi passons une heure et demie à nous réchauffer activement sur de la musique folle, dans cette vaste salle pourtant trop petite pour contenir nos tourbillons...
Vous l'avez bien compris : nous prenons des cours de rock !
Imaginez maintenant 20 "couples", soit 40 personnes, toutes débutantes, avec malheureusement quelques filles de trop par rapport à ces chers messieurs.
Imaginez les premiers enchaînements, appris un peu militairement au rythme du 1,2 ! 1,2,3 ! 1,2,3 ! de notre toute petite prof pleine de pêche (et à la fière allure).
Imaginez les premiers frémissements quand vous devez choisir un partenaire, et pire, le laisser vous prendre timidement par la taille de sa main droite, et sentir sa main gauche enserrer
fébrilement les petits doigts de votre main droite.
Et 1,2 ! 1,2,3 ! 1,2,3 !
Ah mes amis, imaginez notre supplice !
Surtout que maintenant, nous maîtrisons 4 passes (pas de pensées douteuses, je vous prie messieurs, quant à vous mesdames, imaginez ce que vous voulez, nous sommes des femmes libérées après tout)
et nous enchaînons et nous enchaînons : passes, changement de partenaires, passes, changement de partenaires,...
Une ronde folle d'allers et venues dans des bras virils mais les corps se frôlent sans jamais s'enlacer et tant de tensions sexuelles
émotionnelles réchauffent nos petits corps (réchauffement aidé d'une part par le global warming et d'autre part par l'effet de serre de cette salle aux fenêtres de verres hermétiques et qui
accueille avant nous les caliente cours de salsa).
Bref, danser le rock nuit fortement à l'écosystème de la planète.
Et puis que dire des rires et sourires échangés quand on se trompe de pas et que votre partenaire vous rattrappe gentiment mais fermement pour vous ramener dans le droit chemin (ou plutôt
devrais-je dire, dans la bonne passe) ?
D'autant plus que nous dansons actuellement sur du rock un peu lent afin de suivre un rythme lent pour bien intégrer les mouvements, ceci bien sûr pour exceller dans l'accélération promise pour
plus tard...
Après vous avoir donc décrit en long et en large tous les inconvénients et désavatanges de prendre des cours de rock à la fac, je vous laisse aux danses traditionnelles de vos pays
respectifs...
En attendant de danser sur les quais de Paris version années 60 en noir et blanc, je me contenterais donc de ma petite salle de danse en couleurs et de mes multiples et éphémères
partenaires...