Aujourd'hui au sommaire : beaucoup de désillusions (c'est la crise mes cocos).
Il y a d'abord eu ce documentaire sur France 3 consacré à Alain Souchon. Une soirée à retracer le parcours artistique de ce chanteur chevelu à la sensibilité douce amère si touchante et ce petit air de coquin un peu timide qui lui sied si bien aux mots et à la voix. Une soirée à découvrir et re-découvrir ses chansons, ses clips désuets, ses amis et son histoire dans l'Histoire. Une soirée à se rendre compte que certaines de ses chansons sont encore bien actuelles...
Alors bien sûr, c'est ptêt un peu niais, un peu bisounours ou je ne sais quoi encore mais moi je trouve ça juste simple, brut, beau et vrai, et c'est ça qui me touche (en revanche la tête de chien en haut de l'écran à gauche ça casse juste l'ambiance).
Et puis il y a cette petite phrase à la fin de la chanson,"il faut voir comme on nous parle... en c'moment !"
Oui, c'est vrai qu'en ce moment on nous parle comme à des gosses turbulents, à des bouffons ou a des têtes de cons. En bref, on se fout méchamment de notre gueule. Mais alors, c'est magnifique, d'une force, vous n'imaginez même pas.
D'abord il y a cette descente de flics dans les salles de classes d'un petit collège français sans soucis. Le CPE avait bien parlé d'une journée de prévention anti-drogues mais je ne crois pas qu'il avait imaginé le remake de... non même les mauvais blockbusters américains n'ont pas de scénario aussi inimaginable.
Pourtant ça aurait quasiment pu être un épisode de 24h chrono, avec les gros clichés du film d'action de base, les flics balourds avec toute l'artillerie, le chien méchant, les dialogues pauvres et débilisants, la tension dramatique etc.
Sauf que là c'est pas de la télé, ça se passe en vrai et ça vise des ados pré-pubères. Ah ça on peut dire que c'est de l'action utile ! Parce que bon, c'est bien connu, les fans de Tokio Hotel sont de dangereux malfrats ou futurs terroristes.
En bref, les flics devaient faire de la prévention. Et à la place, ils ont préféré faire de la répression. C'est aussi simple et terrifiant que cela. Ils sont arrivés dans les classes, ont lâché leur chien sans muselière en intimant aux enfants "posez vos mains sur les tables et regardez le tableau, car quand il mord, ça pique". Quant au professeur qui demande s'ils ont une autorisation pour faire ça, si ce qu'ils font est bien utile et surtout bien légal, il se fait gentiment rappeler à l'ordre (comprenez un truc du genre "si tu ouvres encore ta gueule tu auras de sérieux soucis"). Des enfants sont ensuite désignés par le chien comme possédant sur eux ou dans leur sac quelque chose de suspect : ils sont alors emmenés dans une autre salle avec d'autres camarades dans le même cas, pour une fouille plus... personnelle. Je vous rappelle que nous sommes dans un collège et que ce sont donc des ados, c'est-à-dire mineurs, qui se retrouvent alors en caleçon pour certains ou à sentir des doigts de flics dans le soutien-gorge pour certaines (témoignage sur orange.fr).
Je crois que tout est dit. Moi, ça m'a encore plus retourné le bide que la chanson Souchon, mais dans l'autre sens : j'avais juste envie de vomir.
En plus, pour parfaire le cliché des flics bêtes et cons, ceux-ci ont apparemment fait preuve d'un grand sens de la plaisanterie bigardienne ou autre showman lourd et pas drôle durant la descente... Faut croire que l'école laïque, gratuite et obligatoire ils n'en ont pas bénéficié...
Tout ça pour dire : faites des gosses, ils seront bien éduqués !
Ensuite il y a eu le remake de Dallas au PS (oui les politiques aiment décidément beaucoup jouer les mauvais acteurs dans les mauvaises séries télévisées).
Je ne vais pas vous résumer les épisodes et les rebondissements divers qu'il y a eu car ils sont aussi nombreux et aussi chiants que les épisodes de Dallas.
Je vous dirais juste qu'on a eu droit aux plus belles dissensions internes entre socialistes pour savoir qui srait le secrétaire général de ce grand Titanic qu'est le parti de la rose fanée. Je peux vous assurer qu'au bal masqué du prince benêt François Hollande le défilé de princesses en tutus ridicules s'est avéré flamboyant : Delanoë, Aubry, Royal et Hamon nous ont offert un spectacle magnifique, fait de joutes verbales et de piques anti-royalistes d'une bassesse déconcertante. Quant à la vierge Ségo, elle nous a offert une illumination fraternelle digne de Jean-Paul II, le mépris et l'ironie en plus.
Au final, deux femmes sont restées : Soeur Marie Royale et Bucheronne Au Brie. A commencé alors un combat féminin dans la boue mais sans bikini et sans érection. Au final, après un imbroglio pas possible entre militants et un vote ponctué d'une joute verbale composé d'arguments très percutants ("tricheurs", "nous sommes tous des socialistes", blablabla), Martine ne s'est pas brossée et a obtenu le poste du benêt. Ségolène ne s'est pas démontée face à cette défaite et a ainsi pu servir d'exemple royal à la définition du mot "hypocrisie" dans le Larousse du Parti Rose de honte.
Après la victoire historique d'Obama aux Etats-Unis, nous venons d'assister à la mort historique du Parti Socialiste.
Alors comme dirait Jack Sparrow : Trinquons mes jolis, yoho !
Sinon à part ça :
Le plan Marshall, c'était de la gnognotte à côté du plan de relance de Super Sarko qui préfère l'investissement à la consommation (pas de bûche à Noël, ce sont les ptits nains de décoration qui vont être frustrés de pas se faire sucer cette année).
Xavier Darcos ne sait décidément pas faire de réforme scolaire, et en plus, il est de mauvaise foi.
Rachida Dati pense toujours qu'il est tout à fait logique de mettre les mineurs de 12 ans en prison.
Un député UMP dont nous tairons le nom car il ne le mérite pas a dit que l'on pouvait et que l'on devait détecter la délinquance chez les jeunes enfants (exemple : si un enfant aime Casimir, c'est un futur adepte du Modem donc potentiellement dangereux).
Rama Yade a dit merde au Petit Chef et va certainement le payer de sa place au Gouvernement. Rachida Dati est également sur la sellette. Bref, le gouvernement de l'ouverture et de la diversité ethnique et sexuelle, c'était juste pour l'affiche Benetton de l'année dernière.
Et dernière nouvelles : vous n'aurez plus de pub à partir de 20h à la télévision publique quand vous reviendrez de vos exils erasmus. Comprenez : le Président a dit qu'il n'y avait plus d'argent dans les caisses, c'est la crise, on parle même de récession, donc on supprime les fonds privés de la télévision publique pour que l'Etat vienne (tenter de) les renflouer.
On dit aussi que ce n'est pas parce que le Président nomme le président de France Télévisions, pas parce que le Ministère de la culture et et de la communication aura son mot à dire sur la programmation des chaines publiques et pas parce que cette télévision sera entièrement subventionnée par l'Etat que cette télévision sera la vitrine publicitaire de l'Etat et qu'elle ne sera pas indépendante.
Et la marmotte met toujours le chocolat dans le papier d'alu.
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